The Estate

2006

arton78

De 2006 à 2014, d’importants changements ont transformé le vignoble ; une analyse approfondie effectuée par Gilles Rey, notre consultant agricole, a révélé une surprenante diversité géologique des sols sur 9.7 hectares seulement.

2014

2014 Chateau Biac (Fr)
Les Graves (LG1) Les Graves (LG2) Chiquette 1 Chiquette 2 Sorbier Sorbier Garenne Verger Noël Gaillard Gaillard Grand Journal (GJ2) Grand Journal (GJ1) Fer à cheval

Les Graves (LG1)

Superficie

  • 1.3747 ha

Composition du sol

  • Partie supérieure : 100% Graviers
  • Partie inférieure : Argile avec densité élevée de graviers

Variété de cépage

  • Cabernet Sauvignon

Porte-greffe

  • Partie supérieure supérieure, 114
  • Partie inférieure, Riparia

Année de plantation

  • 2008

Densité de la vigne par ha

  • 9.100

Système de taille

  • "Guyot double"

Les Graves (LG2)

Area

  • 1.07 ha

Soil composition

  • Top part: clay with high density gravel
  • Bottom part: silty-clay with high density gravel

Grape Variety

  • Semillon

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1960

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • "Cot"

Chiquette 1

Area

  • 0.2459 ha

Soil composition

  • Clay with silt and sand (no gravel)

Grape Variety

  • Petit Verdot, “selection massale” (propagating new vine stocks from a source of selected vines for their quality)

Rootstock

  • 101-14

Year of planting

  • 2008

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Guyot double

Chiquette 2

Area

  • 0.4341 ha

Soil composition

  • Silt with clayey-sand, medium density gravel

Grape Variety

  • Merlot Old Vines

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1969

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • Guyot double

Sorbier

Area

  • 0.6155 ha

Soil composition

  • Sand with silty-clay, high density gravel

Grape Variety

  • Merlots Old Vines and 9 rows of Cabernets Francs Old Vines

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1968

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • Guyot double

Sorbier

Area

  • 0.6155 ha

Soil composition

  • Sand with silty-clay, high density gravel

Grape Variety

  • Merlots Old Vines and 9 rows of Cabernets Francs Old Vines

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1968

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • Guyot double

Garenne

Area

  • 0.6013 ha

Soil composition

  • Silt with clayey-sand, high density gravel

Grape Variety

  • Merlot Old Vines except for 9 rows of Cabernets Francs in the bottom part next to two rows of table grapes!

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1968

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • Guyot double

Verger

Area

  • 0.1638 ha

Soil composition

  • Silt with sand, light density gravel

Grape Variety

  • Sauvignon blanc, “selection massale” (propagating new vine stocks from a source of selected vines for their quality)

Rootstock

  • Not applicable

Year of planting

  • 2009

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Guyot double

Noël

Area

  • 0.68 ha

Soil composition

  • Clayey-chalk, medium density gravel

Grape Variety

  • Merlot

Rootstock

  • Top part: 3309
  • Bottom part: Fercal

Year of planting

  • 2012

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Guyot double

Gaillard

Area

  • 1.04

Soil composition

  • Top part: silt with clayey-sand
  • Bottom part: clayey-chalk, light gravel

Grape Variety

  • 1/3 Merlot, 2/3 Cabernets Francs, both “selection massale” (propagating new vine stocks from a source of selected vines for their quality)

Rootstock

  • Not applicable

Year of planting

  • 2014

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Not applicable

Gaillard

Area

  • 1.04

Soil composition

  • Top part: silt with clayey-sand
  • Bottom part: clayey-chalk, light gravel

Grape Variety

  • 1/3 Merlot, 2/3 Cabernets Francs, both “selection massale” (propagating new vine stocks from a source of selected vines for their quality)

Rootstock

  • Not applicable

Year of planting

  • 2014

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Not applicable

Grand Journal (GJ2)

Area

  • 1.0158 ha

Soil composition

  • Top part: silt with clayey-sand, medium density gravel
  • Bottom part: clayey chalk, medium density gravel

Grape Variety

  • Merlot Old Vines

Rootstock

  • Unknown

Year of planting

  • 1967

Density of vines per ha

  • 5.000

Pruning style

  • Guyot double

Grand Journal (GJ1)

Area

  • 0.717 ha

Soil composition

  • Top part: sand with silty-clay, no gravel
  • Center part: clay with silty sand , 50% gravel
  • Bottom part: clayey-chalk, light density gravel

Grape Variety

  • Merlot

Rootstock

  • Top part: 3309
  • Bottom part: Fercal

Year of planting

  • 2011

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Guyot double

Fer à cheval

Area

  • 0.541 ha

Soil composition

  • Top part: clay with silty-sand
  • Bottom part: clayey-chalk
  • Light gravel all over, more sand towards the bordering woods

Grape Variety

  • Merlot

Rootstock

  • Top part: 3309
  • Bottom part: Fercal
  • Towards the woods: Riparia

Year of planting

  • 2010

Density of vines per ha

  • 9.100

Pruning style

  • Guyot double

Biac : une mosaïque de petites parcelles d’un seul tenant autour du Château , chacune ayant son identité géologique bien définie et différente de ses voisines favorisant ainsi la plantation d’un éventail de cépages , porte greffes et clones, nous vaut le surnom de « la Bourgogne en Bordelais ». Cliquez sur les parcelles individuelles pour découvrir leur composition de sol et de sous sol.

De la ville à la campagne, du béton à la terre !

Des rues fourmillantes de monde a la vision de milliers de vignes, du bruit des sirènes de police au chant des oiseaux et ronronnements des tracteurs, le 11 aout 2006 , nous nous sommes réveillés un peu étourdi du changement si extrême… 
Très rapidement, nous réalisons la nécessité de nous entourer de véritables professionnels et… de faire le plein d’énergie : l’état du vignoble et du chai demandait une attention immédiate afin de pouvoir réaliser un vin en accord avec le potentiel et la réputation historique de Biac…
Trois rencontres vont être fondamentales envers la réalisation de notre engagement :
Christine Sourdes – œnologue conseil du Château Guiraud et Château de Myrat entre autres ; elle se laisse immédiatement séduire par nos Sémillons (et nous espérons également un peu par nous) ; grâce à sa connaissance approfondie de la région, Christine est capable de diriger de main de maître les premières vendanges de notre liquoreux : Secret de Château Biac nait en automne 2007 !
A l’automne 2008, Patrick Léon rentre en scène. Après sa dernière mission de 20 ans en tant que directeur technique des vignobles du Baron Philippe de Rothschild (dont Mouton Rothschild en France Opus One en Californie et Amalviva au Chili), Patrick avait créé sa compagnie de conseil pour des vignobles ã l’étranger et ne s’occupait à Bordeaux que de son vignoble familial ã Fronsac. Ayant souvent admiré Biac lors de passages à proximité, notre détermination à réaliser ce projet le convainc d’orchestrer nos vins rouges : Château Biac, B de Biac et Felix voient le jour avec le millésime 2008.
La présence ã nos côtés de Gilles Rey, ingénieur agricole, vient compléter cette équipe de choc !
Un plan de restructuration du vignoble est alors préparé. Sa mise en place nécessite 12 ans, pour ne pas baisser trop brutalement la moyenne d’âge des vignes. Des fosses profondes sont creusées pour cartographier les composants des sols ; là où la vigne semble plus fatiguée ou mal enracinée, nous passons en revue les cépages, porte-greffes et clones ; un drainage souterrain supplémentaire est installé pour éviter d’éventuelles poches d’eau ; les nouvelles vignes sont plantées à 1.10 entre rangs ; des sélections massales de grands crus sont incorporées : la tradition historique du 19ème siècle est ainsi renouvelée.
Gilles Rey remarque ne pas avoir rencontré dans la région autant de diversités de sols sur un si petit terroir qu’il qualifie de « terroir de poche »
Parallèlement, la restauration du chai commence en janvier 2007 avec comme but d’y rentrer le premier millésime en septembre 2007 : les vieux murs recouverts de ciment, une fois nettoyés révèlent de belles pierres anciennes ; une batterie de petites cuves thermo régulées en inox (17hl à 90 hl) vient s’y abriter ; un petit chai est construit à l’intérieur du grand chai pour permettre la vinification séparée du liquoreux.

Travail et Saisons

Durant l’année, nous apprenons très vite qu’un vignoble a besoin sans relâche d’attention. Nos experts sont là pour veiller à ce que personne ne l’oublie !
De saisons en saisons, de nombreuses tâches s’enchainent pour aider les vignes dans leur croissance à réaliser leur potentiel : la plupart des interventions sont manuelles, quant aux autres, tel que le labour, elles requièrent l’aide mécanique de tracteurs spécifiquement adaptés, les « enjambeurs », chevaux d’attrait moderne !
Grace à une remise en question globale des dernières décennies, de nouvelles pratiques agricoles sont accessibles en vue de corriger les excès d’utilisation de produits chimiques (pesticides et herbicides) tels qu’appliqués autrefois. Une approche beaucoup plus saine en résulte et les concepts de viticulture bio, bio dynamique et de culture raisonnée proposent des solutions bien plus en harmonie avec les défenses existantes dans la nature.

A Biac, la santé du vignoble est prise en charge comme si c’était la nôtre : nous appliquons une philosophie de prévention en appliquant une attention très particulière à la nutrition du sol afin que nos vignes puissent se développer sainement et fortifier leur résistance aux attaques des maladies pouvant les affecter. Les travaux de labour régulier (oxygénation du sol), d’amendement organique, de soins ponctuels sous l’œil vigilant de Gilles Rey, notre conseiller agricole, ont permis une remise visible ã l’œil nu de l’état du vignoble. Sa méthode qu’il a qualifiée de VIVARMONIE, pourrait se résumer par la recherche de l’harmonie du vivant. En viticulture, elle repose sur 4 grands concepts :

Une nutrition équilibrée « Que ton aliment soit ton meilleur médicament « (Hippocrate) ; une conduite adaptée à l’objectif de production ; des soins harmonisés et des énergies maitrisées : « Celui qui veut se perfectionner dans l’art de guérir considèrera comment l’endroit est dispose et s’informera du sous-sol, concurremment avec la constitution des êtres vivants » (Hippocrate)

HIVER

Le cycle du travail viticole débute en hiver : après les vendanges, une fois la sève redescendue dans les racines, les feuilles tombent et la taille peut commencer…un long et méticuleux procédé qui dure à peu près jusqu’au printemps : la taille est adaptée en fonction de chaque cépage : elle est non seulement importante pour les bourgeons à venir, mais influe déjà la récolte de l’année d’après ! Quel que soit le temps, notre équipe armée de bonnets, de gants et de sécateurs vont visiter chaque vigne ..Pensez-y quand vous serez au chaud cet hiver !

Le cycle du travail viticole débute en hiver : après les vendanges, une fois la sève redescendue dans les racines, les feuilles tombent et la taille peut commencer…un long et méticuleux procédé qui dure à peu près jusqu’au printemps : la taille est adaptée en fonction de chaque cépage : elle est non seulement importante pour les bourgeons à venir, mais influe déjà la récolte de l’année d’après ! Quel que soit le temps, notre équipe armée de bonnets, de gants et de sécateurs vont visiter chaque vigne ..Pensez-y quand vous serez au chaud cet hiver !

PRINTEMPS

Les sarments de vignes sont récupérés en fagots ou broyés sur place (quelques-uns sont gardés précieusement pour les grillades d’été !). Les tiges de la vigne sont attachées au fil de fer (pliage) et le pied est bien fixé au tuteur en bois. Les pieds protégés par les cavaillons (voir hiver) sont mis à découverts ; la vigne peut commencer à « débourrer ». L’herbe est tondue, le sol labouré dès les premiers beaux jours et les supports en fil de fer sont tendus pour permettre une croissance verticale de la vigne. (premier levage).

ÉTÉ

Les sarments de vignes sont récupérés en fagots ou broyés sur place (quelques-uns sont gardés précieusement pour les grillades d’été !). Les tiges de la vigne sont attachées au fil de fer (pliage) et le pied est bien fixé au tuteur en bois. Les pieds protégés par les cavaillons (voir hiver) sont mis à découverts ; la vigne peut commencer à « débourrer ». L’herbe est tondue, le sol labouré dès les premiers beaux jours et les supports en fil de fer sont tendus pour permettre une croissance verticale de la vigne. (premier levage).

AUTOMNE

C’est enfin le temps des vendanges tant attendues. Une réelle effervescence est palpable dans l’air les semaines précédant la récolte…

C’est enfin le temps des vendanges tant attendues. Une réelle effervescence est palpable dans l’air les semaines précédant la récolte…

Les Vendanges

L’aboutissement d’une année de travail, le moment pour lequel nous avons tous travaillé, en faisant face aux multiples défis que l’année nous a présentés… C’est aussi le temps de joyeux déjeuners et dîners avec notre équipe dévouée ! Si vous passez dans la région à cette époque de l’année, n’hésitez pas à venir nous voir !

Premier Tri à la Vigne

Suite aux vendanges en vert de l’été, une présélection de meilleures grappes a déjà été effectuée.

Néanmoins, nos coupeurs vérifieront quand même l’état sanitaire de chaque grappe avant de les placer dans les paniers de vendanges. Tout fruit non conforme à nos exigences de qualité sera rejeté.

De la vigne au chai

Les paniers contenant au maximum 9 kilos de raisins sont rapidement transportés vers le chai. Un système astucieux, (voir photo), permet d’emboîter les paniers les uns sur les autres sans abîmer les raisins.

Tri (de nouveau) dans le chai

Les paniers sont acheminés par intervalles réguliers et rapides vers la plateforme de réception de vendanges au chai ; déversés délicatement un par un sur la table vibrante, ils seront contrôlés à nouveau au passage par des membres de l’équipe du chai avant que les grappes ne passent dans l’érafloir ; cette machine est également capable de faire office de triage grâce à un système de rails ajustables sélectionnant les baies mures de par leur grosseur. Les raisins ainsi délivrés de leurs rafles voyagent sur un tapis roulant : une autre équipe réputée pour ses yeux de faucon les scrute et les trie une dernière fois avant de les laisser s’engouffrer dans le chemin final qui les mènera par douce gravité vers leur cuve.

Que de secrets s’échangent autour de cette table au fil de la journée ! Mais les raisins les emportent discrètement avec eux pour les noyer dans un jus aromatique et luxuriant !

Dans les cuves

Une fois dans leur cuve, les raisins se mettent au travail : la fermentation alcoolique peut commencer. Leur sucre se transformera en alcool au fil des remontages planifiés par Patrick Léon en fonction des dégustations et analyses quotidiennes.

La pourriture noble (“Botrytis Cinerea”)

Qui eut cru qu’un jour un grain de raisin pourri, au duvet velu et ridé comme une vieille pomme donnerait naissance à un élixir aussi précieux et convoité tel le liquoreux !

Les histoires abondent quant à l’origine de cette vinification : elles ne font qu’ajouter à son mystère !

C’est au mois de septembre, que s’opère ce petit miracle : les brumes d’automne émergent de la Garonne à nos pieds pour venir envelopper nos vignes ; elles donnent naissance ainsi à un champignon, le Botrytis Cinerea qui s’attaque et perfore la peau de nos Sémillons et Sauvignons Blancs. Ceux-ci se flétrissent et se couvrent d’un duvet velu et …poilu ! Mais miracle : des arômes inattendus d’abricots, d’orange confites, de pêches blanches et de poires se développent. Ce sont ces raisins la que nous cueillerons, grain par grain. La grappe sur la photo est un excellent exemple des différents stages du Botrytis en pleine progression.

C’est l’une des particularités de Château Biac, l’habileté à produire un vin liquoreux en parfait voisinage avec un vin rouge : une autre prouesse remarquable de notre terroir de poche exceptionnel…

Pourri plein, pourri bon, pourri mauvais ! Quel raisin choisir ?

Nous cueillons grain par grain en prenant bien soin de ne pas écorcher le reste de la grappe. Parfois, des coupeurs chanceux trouvent une grappe entière comme ci-dessus ! Cependant, tout n’est pas si simple : d’autres pourritures néfastes peuvent aussi se développer sur les grappes (aigre, blanche etc…) d’où une attention rigoureuse requise pour pouvoir discerner le bon du mauvais, le noble de l’aigre ! Une tâche très minutieuse qui requiert beaucoup de patience et de savoir-faire, effectuée sous l’œil de faucon et les directives très strictes de Christine Sourdes.

Vers le chai

Les paniers sont transportés au chai ; nous les trions une fois encore avant de placer les raisins soigneusement dans une presse hydraulique horizontale, programmée pour extraire en douceur leur nectar.

Et dans les barriques…

Le jus ainsi extrait restera ensuite quelques temps dans une cuve à température très basse pour laisser les impuretés (ou bourbes) tomber au fond de la cuve : ainsi le jus sera soutiré délicatement (débourbage) et placé avant d’être transféré dans des barriques neuves de chêne français ; la fermentation peut commencer…

Un nouveau millésime est né !

LE VIE DANS LE CHAI

Lorsque nous sommes arrivés en 2006, nous avons trouvé le chai en pauvre état ; il était urgent de le moderniser si nous voulions en faire un outil moderne de qualité, nous permettant de produire un vin correspondant au potentiel du terroir de Biac ainsi qu’à nos espérances et celles de nos consultants. Aujourd’hui, le chai de Biac a retrouvé sa splendeur, tout en restant fidèle à son histoire : les anciens murs de pierre retrouvés sous de multiples couches d’enduit abritent une technologie adaptée aux exigences de notre équipe, alliant tradition et modernité, toujours à la recherche de l’excellence.
Dans le cuvier, une batterie de petites cuves à thermorégulateurs intégrés a été sélectionnée pour gérer les récoltes indépendamment les unes des autres, selon les vendanges de chaque parcelle ou sous-parcelle de cépages plantés.

Nos raisins soigneusement cueillis manuellement et triés, s’écoulent par douce gravité dans les cuves.

Le raisin se met au travail et transforme son sucre en alcool (fermentation alcoolique). Les opérations de remontage sont appliquées avec le plus grand soin selon les directives quotidiennes et minutieuses de Patrick Léon. Une fermentation gérée en douceur permet d’extraire les tannins délicatement des pépins et la couleur de la peau. Une fois cette étape achevée, le vin (vin de goutte) est transféré dans les barriques.

La pulpe restante, les pépins et la peau sont ensuite pressés et leur jus (vin de presse) est mis de côté. Qu’arrive-t-il aux « PPP » (pulpe, pépin et peau) ? Ils seront récoltés par la distillerie locale, comme l’exige la loi française ! Puis redistribués comme engrais organique une fois distillés : rien ne se perd !

HO2CCH2CHOHCO2H —) C3H6O3 = le secret de la fermentation malo-lactique ! Grâce à cette formule magique naturelle, le vin perd de sa rudesse et devient plus appétant. Environ 40% de nos vins subiront cette fermentation en barriques, le reste en cuves. Nous nous servons de barriques de chêne français, 40% en moyenne renouvelés chaque année. Le choix des tonneliers est régulièrement réévalué : nous organisons régulièrement des dégustations en interne avec Patrick Léon et notre équipe pour contrôler l’évolution de nos vins dans les différentes barriques.

L’élevage du vin prend de 14 à 16 mois pendant lesquels nous goutons régulièrement les différents lots afin de suivre leur évolution gustative toujours à la recherche d’un équilibre harmonieux entre les aromes du fruit, les tannins et l’apport des épices du bois. Mais il semble que nous ne soyons pas les seuls à gouter : les anges prennent leur part aussi … et il en résulte une perte que l’on attribue communément ã … »la part des anges » !

La mise en bouteille s’effectue à l’intérieur du chai avec l’aide d’une petite entreprise spécialisée. Les différents vins de Biac seront stockées dans le nouveau bouteiller en attendant de partir dans le monde !… un nouveau chapitre d’une histoire, ayant vu le jour presque deux ans auparavant dans le vignoble, se prépare ! !

Château Biac a cette étonnante particularité de pouvoir produire un vin rouge de pair avec un vin blanc et un liquoreux sur un très petit terroir.

Grâce à son étonnante diversité de sols et son exposition idéale face à la Garonne, Château Biac peut produire un liquoreux dans les meilleurs conditions et ce, sans porter préjudice à ses vins rouges !

Contrairement au processus de vinification rouge, les raisins de Sémillon et de Sauvignon blanc piqués par la pourriture noble et soigneusement cueillis sont pressés immédiatement après leur arrivée au chai grâce à une presse hydraulique horizontale (malheureusement pas illustrée ci-contre !). Le temps de pressage est contrôlé avec minutie pour éviter que le raisin ne soit secoué. Le jus sera extrait doucement en plusieurs heures.

Le jus est ensuite versé dans sa cuve maintenue à basse température, ce qui a pour effet de précipiter les sédiments restants (ou bourbes) vers le fond

Quelques temps après, le débourbage – opération délicate d’extraction du jus épuré de ses sédiments- est effectué pour le placer dans de nouvelles barriques de chêne français : la fermentation alcoolique va se déclencher en barriques

Notre liquoreux développe ses arômes et vieillit entre 14 à 16 mois avant d’être mis en bouteille… la porte du petit chai n’empêche pas les anges d’y rentrer et de prélever ainsi leur part !!! Après tout, nous leur devons bien la permission de goûter les délicieux arômes en échange du temps qu’ils passent à surveiller les fûts !

Au moment de la mise en bouteille, « Secret de Château Biac » prend fièrement sa place parmi ses frères rouges : hommage à la tradition historique de ce terroir d’exception, il est véritablement le miroir de la douceur de nos étés bercés par la brise parfumée de la Garonne et la lumières des rayons qui baignent le vignoble